Article « On a coupé les enfants de la nature »

Dans son article paru dans Le Monde en mai 2018, l’auteure Moina Fauchier-Delavigne mentionne l’éducation à l’environnement comme une nécessité pour les enfants.
Extrait: Louis Espinassous est pourtant catégorique : « Les enfants dans nos sociétés seront sauvés par l’action complexe dans un milieu complexe. Il faut absolument les mettre dehors. » Depuis une cinquantaine d’années, les réserves naturelles se sont multipliées, mais cela ne suffit pas pour sauvegarder la nature. Anne-Caroline Prévot, écologue, chercheuse CNRS au Muséum d’histoire naturelle, explique : « Il faut que les enfants jouent dans la nature : explorer de façon libre, sans contrainte, sentir, toucher… C’est indispensable pour que la nature entre dans leur identité personnelle. Ces expériences précoces sont aussi fondamentales que les connaissances. On ne protège que ce qu’on aime. Sans ça, la théorie ne sert à rien. »
Article entier: ART_Moina-Fauchier-Delavigne__on-a-coupé-les-enfants-de-la-nature

Béatrice Venard a conçu et animé un atelier lors des Rencontres de Die

Béatrice Venard a conçu et animé un atelier lors des Rencontres de Die

Comment développer une citoyenneté écologique dans des structures éducatives ?
Cet atelier a réuni une trentaine de participants qui ont réfléchi ensemble sur ces trois questions:
– Quels sont les freins qui m’empêchent parfois d’être écocitoyen ?
– En quoi suis-je écocitoyen ?
– Qu’est-ce qui me pousse et/ou m’aide à développer mon écocitoyenneté ?
Voici en lien le diaporama projeté lors de l’atelier et la synthèse des expressions des participants.

Les Interconnectés, projet international initié au Québec

Les Interconnectés, projet international initié au Québec

La coopérative Forêt d’Arden a démarré ce projet d’échanges sur une plate forme pédagogique en ligne, entre une classe de collège au Québec et 5 groupes de jeunes de pays différents (Maroc, France, Belgique, Côte d’Ivoire, Tchad).Ce projet interculturel vise à permettre aux élèves d’échanger sur leurs projets d’éducation à la transition écologique et de s’inspirer  des expériences d’autres élèves dans d’autres pays.

Devenir écocitoyen, neuf projets pour le cycle 3

Devenir écocitoyen, neuf projets pour le cycle 3

Un nouvel ouvrage pédagogique écrit par Béatrice Venard  destiné aux enseignants de CM et 6ème pour les aider à mener des projets d’éducation au développement durable ancrés dans le vécu des élèves.
Lien vers le site du réseau Canopé.

Comment aborder l’éducation au développement durable sans enseigner des choix simplistes et sans se limiter à des contenus purement disciplinaires ? Peut-on croiser les disciplines, traiter de questions « socialement vives », inviter les élèves à débattre et à s’engager dans la vie de leur établissement ? En s’appuyant sur les connaissances et compétences des textes officiels, l’auteure invite à constamment les articuler avec le vécu des élèves, afin de leur donner du sens. Cet outil propose, dans un premier temps, de mettre en évidence l’importance de l’EDD dans la formation des futurs citoyens et, dans un second temps, de mettre à la disposition des enseignants 9 projets, sur des thématiques variées, contextualisés et développés étape par étape, pour une mise en œuvre facilitée en classe :

  • Projet 1 : Quel fruit pour le goûter ?
  • Projet 2 : Rivière naturelle, rivière des hommes…
  • Projet 3 : Si on parlait du matériel scolaire ?
  • Projet 4 : Comment accueillir la nature dans l’établissement ?
  • Projet 5 : La publicité nous laisse-t-elle le choix ?
  • Projet 6 : Un bâtiment scolaire plus sobre en énergie
  • Projet 7 : Comment me déplacer pour venir à l’école ou au collège ou pour les sorties ?
  • Projet 8 : Faut-il avoir peur du loup ?
  • Projet 9 : Protégeons les vers de terre

Cet ouvrage, destiné aux enseignants du cycle 3, existe également en version numérique.

Voir la présentation (pdf) : devenir écocitoyen pour le site dans ressources

 

 

Sommet Climate chance en 2016

Le sommet « Climate chance » à Nantes s’est tenu du 26 au 28 Septembre 2016 , nous y étions.
Voici notre intervention et la résolution adoptée à la fin du sommet.

Nous regrettons cependant que rien ne soit mentionné sur l’éducation.

L’adoption par les Nations-Unies des Objectifs du Développement durable (ODD) en septembre 2015 et la signature de l’Accord de Paris lors de la COP21 en décembre sont des événements majeurs pour l’avenir.  l’Unesco dans son « Rapport mondial de suivi de l’éducation », publié le 6 septembre 20161  http://gem-report-2016. unesco.org/fr/home-2/ en appelle à une réforme urgente des systèmes éducatifs, dans tous les pays et tout particulièrement dans ceux en développement, pour relever le défi de l’adaptation des contenus éducatifs au changement climatique. Pour cela, il est crucial de conjuguer de manière plus étroite les questions éducatives, sanitaires, sociales et environnementales et culturelles tant en termes d’appropriation des connaissances issues de la recherche que de développement des compétences nécessaires, afin de faire face aux risques et construire des sociétés plus inclusives et résilientes.

A Nantes de nombreux ateliers concernaient l’éducation formelle et non formelle du plus jeune âge jusqu’à l’université.

Le rapport à la nature et à la biosphère sont inséparables du rapport à l’humanité et donc à la citoyenneté mondiale pour les mêmes raison on ne peut isoler une éducation « au climat » indépendante des autres volets l’enjeu est bien une transformation globale du système éducatif.
Tout cela ne peut se faire dans l’ignorance des systèmes éducatifs nationaux; nécessité pour les ONG militantes de s’inscrire dans un dialogue exigeant mais respectueux avec les ministères de l’éducation nationale;
Il n’y a pas d’éducation à la complexité qui ne s’enracine dans un territoire concret, d’où l’enjeu de partenariat avec les collectivités territoriales; pour les mêmes raison, la démarche comparative internationale est indispensable pour croiser des expériences menées dans des contextes culturels  économiques et politiques variés;
L’éducation à la responsabilité n’est pas un exercice de culpabilisation des jeunes ou de désespérance en leur décrivant tout ce que la génération de leurs parents n’aura pas fait; c’est au contraire un exercice libérateur, fondé sur la joie d’agir, de prendre l’initiative, d’innover à son échelle qui est fonction de l’âge; de ce fait il faut agir non pour les jeunes mais avec les jeunes. D’où l’idée de pacte de co-responsabilité jeunes-système éducatif- collectivités territoriales, entreprises sociales.

C’est à partir d’expériences concrètes dont on tire les leçons par une approche comparative que l’on peut dégager des principes directeurs à respecter par chaque établissement qui doit en échange disposer d’une autonomie pédagogique (voir l’intervention du délégué  finlandais au thematic day du Bourget co construit entre le collectif Paris éducation 2015 et le Ministère de l’Education Nationale en décembre dernier)

Les institutions internationales comme l’UNESCO  doivent être associées au processus, ne serait-ce que parce qu’elles disposent d’une légitimité vis à vis de leurs Etats membres, mais ne doivent pas avoir le leadership du processus du fait, justement, de leur dépendance aux Etats membres

L’éducation des jeunes, la solution pour une planète durable (Article du monde du 06/09/16)

Cet article résonne avec « le manifeste pour une éducation à la citoyenneté planétaire ». L’UNESCO affirme « Si nous voulons une planète plus verte, et un avenir durable pour tous, nous devons exiger plus de nos systèmes éducatifs qu’une simple transmission de connaissances », estime ainsi Aaron Benavot, le directeur du rapport.

« Nous devons changer radicalement la façon dont nous envisageons le rôle de l’éducation dans le développement mondial, car elle joue le rôle catalyseur pour le bien-être des individus et l’avenir de notre planète », a ainsi déclaré la directrice générale de l’Unesco.

« Fourmillant d’exemples concrets sur l’influence de l’éducation sur le développement mondial, ce rapport incite les gouvernements, mais aussi les milieux économiques, les ONG et les différents organismes présents sur le terrain, à mieux coordonner leurs efforts, leurs politiques, pour une efficacité plus grande. « Il est certes nécessaire d’augmenter les investissements dans ce secteur, mais aussi de mieux utiliser les fonds et les ressources », explique Mme Koseleci. »

www.lemonde.fr/demographie/ article/2016/09/06/l- education-doit-mieux-faire- pour-une-planete-durable_ 4992978_1652705.html