Sommet Climate chance en 2016

Le sommet « Climate chance » à Nantes s’est tenu du 26 au 28 Septembre 2016 , nous y étions.
Voici notre intervention et la résolution adoptée à la fin du sommet.

Nous regrettons cependant que rien ne soit mentionné sur l’éducation.

L’adoption par les Nations-Unies des Objectifs du Développement durable (ODD) en septembre 2015 et la signature de l’Accord de Paris lors de la COP21 en décembre sont des événements majeurs pour l’avenir.  l’Unesco dans son « Rapport mondial de suivi de l’éducation », publié le 6 septembre 20161  http://gem-report-2016. unesco.org/fr/home-2/ en appelle à une réforme urgente des systèmes éducatifs, dans tous les pays et tout particulièrement dans ceux en développement, pour relever le défi de l’adaptation des contenus éducatifs au changement climatique. Pour cela, il est crucial de conjuguer de manière plus étroite les questions éducatives, sanitaires, sociales et environnementales et culturelles tant en termes d’appropriation des connaissances issues de la recherche que de développement des compétences nécessaires, afin de faire face aux risques et construire des sociétés plus inclusives et résilientes.

A Nantes de nombreux ateliers concernaient l’éducation formelle et non formelle du plus jeune âge jusqu’à l’université.

Le rapport à la nature et à la biosphère sont inséparables du rapport à l’humanité et donc à la citoyenneté mondiale pour les mêmes raison on ne peut isoler une éducation « au climat » indépendante des autres volets l’enjeu est bien une transformation globale du système éducatif.
Tout cela ne peut se faire dans l’ignorance des systèmes éducatifs nationaux; nécessité pour les ONG militantes de s’inscrire dans un dialogue exigeant mais respectueux avec les ministères de l’éducation nationale;
Il n’y a pas d’éducation à la complexité qui ne s’enracine dans un territoire concret, d’où l’enjeu de partenariat avec les collectivités territoriales; pour les mêmes raison, la démarche comparative internationale est indispensable pour croiser des expériences menées dans des contextes culturels  économiques et politiques variés;
L’éducation à la responsabilité n’est pas un exercice de culpabilisation des jeunes ou de désespérance en leur décrivant tout ce que la génération de leurs parents n’aura pas fait; c’est au contraire un exercice libérateur, fondé sur la joie d’agir, de prendre l’initiative, d’innover à son échelle qui est fonction de l’âge; de ce fait il faut agir non pour les jeunes mais avec les jeunes. D’où l’idée de pacte de co-responsabilité jeunes-système éducatif- collectivités territoriales, entreprises sociales.

C’est à partir d’expériences concrètes dont on tire les leçons par une approche comparative que l’on peut dégager des principes directeurs à respecter par chaque établissement qui doit en échange disposer d’une autonomie pédagogique (voir l’intervention du délégué  finlandais au thematic day du Bourget co construit entre le collectif Paris éducation 2015 et le Ministère de l’Education Nationale en décembre dernier)

Les institutions internationales comme l’UNESCO  doivent être associées au processus, ne serait-ce que parce qu’elles disposent d’une légitimité vis à vis de leurs Etats membres, mais ne doivent pas avoir le leadership du processus du fait, justement, de leur dépendance aux Etats membres

L’éducation des jeunes, la solution pour une planète durable (Article du monde du 06/09/16)

Cet article résonne avec « le manifeste pour une éducation à la citoyenneté planétaire ». L’UNESCO affirme « Si nous voulons une planète plus verte, et un avenir durable pour tous, nous devons exiger plus de nos systèmes éducatifs qu’une simple transmission de connaissances », estime ainsi Aaron Benavot, le directeur du rapport.

« Nous devons changer radicalement la façon dont nous envisageons le rôle de l’éducation dans le développement mondial, car elle joue le rôle catalyseur pour le bien-être des individus et l’avenir de notre planète », a ainsi déclaré la directrice générale de l’Unesco.

« Fourmillant d’exemples concrets sur l’influence de l’éducation sur le développement mondial, ce rapport incite les gouvernements, mais aussi les milieux économiques, les ONG et les différents organismes présents sur le terrain, à mieux coordonner leurs efforts, leurs politiques, pour une efficacité plus grande. « Il est certes nécessaire d’augmenter les investissements dans ce secteur, mais aussi de mieux utiliser les fonds et les ressources », explique Mme Koseleci. »

www.lemonde.fr/demographie/ article/2016/09/06/l- education-doit-mieux-faire- pour-une-planete-durable_ 4992978_1652705.html

Manifeste pour une éducation à la citoyenneté planétaire

Le Manifeste qui a été  publié à la suite de la COP21 s’adresse à tous ceux et toutes celles qui sont soucieux de garantir la généralisation, partout sur le globe, d’une nouvelle éducation capable d’apprendre à tous comment vivre ensemble à 9 ou 10 milliards d’habitants en 2050, sur une planète fragile et limitée.

Pour se le procurer la version numérique (téléchargeable ici), il est disponible en version papier au prix de 10€ plus les frais de port.

contact[at]paris-education2015.org